Summertime : Petit jeu entre ami(e)s consistant, durant tout l’été et chaque weekend, à marier deux images. Celle d’une œuvre d’art (picturale, littéraire, performance, numérique ou sonore) et d’un cliché illustrant, à vos yeux, votre weekend ( le lien peut être coloré, esthétique psychologique ou encore symbolique )

joli weekend entouré d'amis et de crochets et avec ma puce auprès de moi nous avons même joué au plombier ... 

Dîner sur la plage, fêter les 40 bougies d'une amie chère  ... Le bonheur  simplement 

Les autres ici :

Pour jouer, retrouvez toutes les règles du summertime – un cliché / un œuvre et promenez-vous au travers des liens, vers d’autres summertimes : Lulu la lucette, Une grenouille dans un désert, Créat’it, Ramage , Barbibouille

 Dans mon jardin j'ai habillé un poteau de béton pour la journée de l'autisme ... et je l'ai laissé

 J'ai découvert le trés beau travail d'Aurélie Mathigot

"Tandis qu’elle fait le mur rue Saint-Maur, la Ville de Paris lui remet son Grand Prix de la création dans la catégorie métiers d’art. Aurélie Mathigot, photographe, plasticienne, brodeuse et thésarde récidiviste, gagne de toute évidence à être (re)connue.

De cette Bellevilloise pur sucre, on connaît peut-être les mignardises, le gâteau prédécoupé ou le rôti Je n’aime pas la viande ; soit la partie « comestible » de sa collection d’objets brodés, qui compte également des brosses à cheveux, un fer à repasser, des escarpins… Un peu fifille tout ça ! Sauf qu’Aurélie Mathigot est avant tout photographe et prépare un second doctorat qui explorera la notion d’œuvre collective, et plus précisément, d'invitation à œuvrer. De fait, pour élaborer ses recherches-performances (au Mac/Val depuis 2006, au musée des Beaux-Arts de Valenciennes, à Genève ou à Rio), elle convie volontiers gamins en bas âge, adolescents des banlieues, travailleuses à domicile des favelas, retraités et détenues. L’esprit frais mais tenaillée par l’exigence, Aurélie Mathigot considère que la vie, plus encore la vie d’artiste, procède d’une perpétuelle remise en question. Si elle s’est approprié le langage de la broderie – comme avant elle d'autres femmes artistes telle Annette Messager ou Rosemarie Trockel –, c’est « parce qu’il offre la possibilité de se tromper, de défaire et de refaire, sans altération du matériau ».

Dans son atelier, une vitrine abrite le rouge à lèvre carmin de sa mère artiste et grande collectionneuse de textiles des années 40, les jouets et talismans de son enfance et moult trouvailles chinées par elle ou par son père, peintre. Ses racines, Aurélie n’a de cesse de les faire proliférer dans le terreau sociétal, entraînant ceux qui ont eu moins de chance, de culture ou un accès plus restreint au bonheur. Parmi les thèmes qu’elle défend, le lien entre les générations ou la nature dans la ville. Ses clichés pris dans la campagne, à Tokyo ou en Inde, sont réimprimés en grand format sur des toiles de peintre et rebrodés en différents endroits. Une méthode de retouche d’image singulière et en volume, pour gagner du sens et des sens (celui du toucher, en l’occurrence). Ainsi, un flou devient net par l’entremise de la broderie. Un paysage s’illumine. Un visage s’anime. Une cambrure se prononce…"

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